Mouvement perpétuel - t’y es t’y restes
à nous tous, les gars, quelle belle ville morte on fait.
pleins de facades toutes colorées.
et des trous, des gros trous juste derrière.
My body is a cage - That keeps me from dancing with the one I love - But my mind holds the key
dehors l’herbe pousse toute seule
Je suis sortie faire un tour.
couru/ senti sol pieds froid mouillé
couru/ senti air bras nus hérissés
couru/ senti visage tendu ciel nuit
couru/ senti dos tordu creux
couru/ senti cheveux vole joue bouche
couru/ senti jambes gravité saute trébuche
couru/ senti poumons air glace brûle
couru/ senti mains tendues espace
couru/ senti sol air visage dos cheveux jambes poumons
“mort respiratoire et ascension”
Le lila c’est charmant
et mon amour dans l’arbre
perché sous les cerises,
noir sous la mer nuit
aussi.

Show me the way to next whisky bar. (Alabama Song - The Doors.)
Histoire d’une lettre - maintenant on passe du B au Z sans entre deux
Baiser bévue, baiser bédé, baiser béquille, baiser bélier, baiser BG, baiser bédo, baiser béni, baiser bécot, baiser bête, baiser bêtise, baiser bébé, baiser béton, baiser baisé, baiser bouche bée.
Histoire d’une lettre - aujourd’hui la lettre A
Amarrante tu m’fais plus rire
Absence je comprends plus rien
Aveugle tout est sombre
Avide qu’y a t-il sous nos pas
Aperçue je disparais
Aznavour je mouzivire
Amenée je m’suis perdue
Apostrophe eh ! tu fais quoi
Ascenseur ne dis plus rien
Attablée si seule ici
Amincie moi je déborde
Amoureuse va t’enterrer
Amertume dessous la vague
Accablée chute des corps
Attraction je reste là
Atypique ben rien d’nouveau
Affûté con comme ses pied
Amie plus rien à manger
Assonance et le silence ?
Accoudée tu m’en sers un
Accolée j’ai tell’ment froid
Apatride mais d’où on vient
Abordage tu reste loin
Aride oh, le temps, passait si bien.
je bois la fatigue à grandes lampées
hamp hamp hoump ssllllllppmp
je pompe cette putain de nuit je me fous de la nuit partout autour de la bouche
on dirait une vieille pute qu’a trop sucé
J’ai trop sucé la nuit
La belle fine
Si j’avais une cicatrice, je pourrais la toucher, appuyer dessus et me souvenir.
Me rassurer.
“tu l’as vécu ce bel amour”
Mais celle que je regarde sur les photos qu’il me reste, qu’est-ce qui m’prouve que c’est bien moi ?
On vit.
“Par une froide journée d’hiver, un troupeau de porcs-épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se réchauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu’ils étaient ballottés de ça et de là, jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendit la situation supportable. Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur, pousse les hommes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières. En Angleterre, on crie à celui qui ne se tient pas à distance : Keep your distance ! Par ce moyen, le besoin de chauffage mutuel n’est, à la vérité, satisfait qu’à moitié, mais en revanche on ne ressent pas la blessure des piquants. Celui-là cependant qui possède beaucoup de calorique propre préfère rester en dehors de la société pour n’éprouver ni ne causer de peine.”
Arthur Schoppenhauer




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