L'envol.

Un autre : http://lamaisondupoulpe.tumblr.com/

Mouvement perpétuel - t’y es t’y restes

à nous tous, les gars, quelle belle ville morte on fait.

pleins de facades toutes colorées.

et des trous, des gros trous juste derrière.

My body is a cage - That keeps me from dancing with the one I love - But my mind holds the key  

dehors l’herbe pousse toute seule

Je suis sortie faire un tour.

couru/ senti sol pieds froid mouillé

couru/ senti air bras nus hérissés

couru/ senti visage tendu ciel nuit 

couru/ senti dos tordu creux

couru/ senti cheveux vole joue bouche

couru/ senti jambes gravité saute trébuche

couru/ senti poumons air glace brûle

couru/ senti mains tendues espace 

couru/ senti sol air visage dos cheveux jambes poumons

“mort respiratoire et ascension”

Le lila c’est charmant

et mon amour dans l’arbre

perché sous les cerises,

noir sous la mer nuit

aussi.

Show me the way to next whisky bar. (Alabama Song - The Doors.)

Histoire d’une lettre - maintenant on passe du B au Z sans entre deux

Baiser bévue, baiser bédé, baiser béquille, baiser bélier, baiser BG, baiser bédo, baiser béni, baiser bécot, baiser bête, baiser bêtise, baiser bébé, baiser béton, baiser baisé, baiser bouche bée.

Histoire d’une lettre - aujourd’hui la lettre A

Amarrante tu m’fais plus rire

Absence je comprends plus rien

Aveugle tout est sombre

Avide qu’y a t-il sous nos pas

Aperçue je disparais

Aznavour je mouzivire

Amenée je m’suis perdue

Apostrophe eh ! tu fais quoi

Ascenseur ne dis plus rien

Attablée si seule ici

Amincie moi je déborde 

Amoureuse va t’enterrer

Amertume dessous la vague

Accablée chute des corps

Attraction je reste là

Atypique ben rien d’nouveau

Affûté con comme ses pied

Amie plus rien à manger

Assonance et le silence ?

Accoudée tu m’en sers un

Accolée j’ai tell’ment froid

Apatride mais d’où on vient

Abordage tu reste loin

Aride oh, le temps, passait si bien.

je bois la fatigue à grandes lampées

hamp hamp hoump ssllllllppmp

je pompe cette putain de nuit je me fous de la nuit partout autour de la bouche

on dirait une vieille pute qu’a trop sucé 

J’ai trop sucé la nuit

La belle fine

Si j’avais une cicatrice, je pourrais la toucher, appuyer dessus et me souvenir.

Me rassurer.

“tu l’as vécu ce bel amour”

Mais celle que je regarde sur les photos qu’il me reste, qu’est-ce qui m’prouve que c’est bien moi ?

On vit.

On vit.

“Par une froide journée d’hiver, un troupeau de porcs-épics s’était mis en groupe serré pour se garantir mutuellement contre la gelée par leur propre chaleur. Mais aussitôt ils ressentirent les atteintes de leurs piquants, ce qui les fit s’éloigner les uns des autres. Quand le besoin de se réchauffer les eut rapprochés de nouveau, le même inconvénient se renouvela, de façon qu’ils étaient ballottés de ça et de là, jusqu’à ce qu’ils eussent fini par trouver une distance moyenne qui leur rendit la situation supportable. Ainsi, le besoin de société, né du vide et de la monotonie de leur propre intérieur, pousse les hommes les uns vers les autres ; mais leurs nombreuses qualités repoussantes et leurs insupportables défauts les dispersent de nouveau. La distance moyenne qu’ils finissent par découvrir et à laquelle la vie en commun devient possible, c’est la politesse et les belles manières. En Angleterre, on crie à celui qui ne se tient pas à distance : Keep your distance ! Par ce moyen, le besoin de chauffage mutuel n’est, à la vérité, satisfait qu’à moitié, mais en revanche on ne ressent pas la blessure des piquants. Celui-là cependant qui possède beaucoup de calorique propre préfère rester en dehors de la société pour n’éprouver ni ne causer de peine.”

Arthur Schoppenhauer